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Dans les années 30, la construction métallique a pris le pas dans le monde industriel, sur la construction bois et toile, grâce à l'arrivée de matériaux nouveaux comme les alliages légers: aluminium et, principalement, son dérivé, le duralumin (AU4G/2017 ou AU4G/2024).
En construction amateur, il faudra attendre les années 60 pour voir apparaître la technologie du métal. Aux Etats-Unis, John Thorp propose alors le T 18, entièrement métallique. En France, Chris Heintz sort le Zénith dont les formes simples ne nécessitent pas les outillages que possède l'industrie pour le formage des tôles.
Tous les constructeurs amateurs ne sont pas nécessairement des chaudronniers émérites. Il fallait donc leur offrir la possibilité de construire des avions en coupant, en pliant et en assemblant des tôles facilement.
Les profilés extrudés, les rivets "aveugles" dit "Pop" et des formes rustiques allaient leur donner ce qui leur manquait jusqu'alors.
La simplicité des formes n'altèrent pas pour autant les qualités aérodynamiques. De nouveaux profils d'ailes font leur apparition, adaptés à ce type de construction qui, de plus respecte mieux la constance des profils sur toute l'envergure.
Jean Pottier, ancien Président du RSA, malheureusement décédé en 2003, sera un des concepteurs français d'avions métalliques les plus prolifiques. Ses avions sillonnent le ciel de France en procurant d'immenses plaisirs à leurs pilotes constructeurs.
Le succès des avions américains Vans de la série RV 4, RV 6, RV 8 montre que la construction métallique a conquis ses lettres de noblesse, grâce à des performances étonnantes en vol.
La construction métallique apporte également un nombre réduit d'éléments à fabriquer par rapport à la
construction bois et réduit par là même le temps de construction. par exemple, pour réaliser une nervure d'aile, le métal réclame deux éléments, là où le bois en impose vingt à trente, soit un temps de fabrication trois à quatre fois supérieur, sans compter le temps de séchage de la colle.
Le métal présente enfin la qualité de s'affranchir des conditions particulières d'ambiance : il se travaille aussi bien à 10°C qu'à 40 et que l'on relève 20 % ou 90 % d'humidité relative dans l'atelier.
Toutefois, la construction métallique possède aussi quelques inconvénients. Parfois plus lourde que le bois, il demande des motorisations plus élévée, bien que cet aspect soit battu en brêche par quelques réalisations récentes telles que le "Sonex" américain ou même les Pottier français.
Sensible à la corrosion, le métal réclame une protection soignée qui, bien appliquée, limitera l'entretien dans le temps et apportera une excellente tenue au vieillissement.
Si ce type de construction bannit les formes complexes qui imposeraient au constructeur amateur de maîtriser les techniques de formage, la tendance actuelle de développement des «lots matière» et des kits pallie facilement ce handicap et les avions métalliques tiennent une place de plus en plus grande dans les rassemblements de constructeurs amateurs.
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